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 Epoque Edouardienne [1901 ~ 1910]

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MessageSujet: Epoque Edouardienne [1901 ~ 1910]   Lun 9 Nov - 11:17


   
ÉPOQUE EDOUARDIENNE
L’époque édouardienne au Royaume-Uni est la période allant de 1901 à 1910, c'est-à-dire l'époque du règne de Édouard VII. Elle a succédé à l'époque victorienne et est parfois étendue pour inclure le naufrage du Titanic en 1912, le début de la Première Guerre mondiale en 1914 ou sa fin, en 1918. Son équivalent, en France, est la Belle Époque.
ILLUSTRATION
   
Culture
Malgré sa brièveté, liée au premier conflit mondial, l’Époque édouardienne a imposé un style architectural, des modes et un style de vie originaux, influencés par des modes de communication accélérés, la dématérialisation partielle liée au développement de l'électricité, et une attention nouvelle pour les droits de l'homme (débuts du féminisme). Probablement en raison du goût du roi pour les voyages, cette époque est marquée par un enthousiasme pour l’art et la mode de l’Europe continentale.

Littérature

Expansion de la littérature pour enfants
L'apparition d'une littérature pour enfants variée, aux orientations didactiques teintées d’humour, remonte à la seconde moitié du XIXe siècle, avec les romans de Thomas Hughes (1857), de Charles Kingsley (1862) ou de Lewis Carroll (1865). La baisse de coûts de fabrication du livre, liée au développement du procédé mécanique pour la pâte à papier ; les progrès continus de l'alphabétisation1 ont encouragé autour de 1900 l'émergence d'une nouvelle génération d'auteurs, au rang desquels J. M. Barrie, Edith Nesbit et Rudyard Kipling.

Romans et feuilletons
Le roman inspire une pléiade d'auteurs : J. M. Barrie, Arnold Bennett, G.K. Chesterton, Joseph Conrad, E. M. Forster, John Galsworthy, Kenneth Grahame, D. H. Lawrence, Beatrix Potter, Saki, George Bernard Shaw, H. G. Wells, Edith Wharton et P. G. Wodehouse. Ces auteurs célèbres mis à part, la période est marquée par l'explosion du nombre de romans et de nouvelles diffusés en feuilletons dans des magazines littéraires (le Strand Magazine, le Pall Mall Magazine), avec un démarquage croissant entre les production sérieuses (highbrow literature) et le roman populaire. L'essai littéraire le plus marquant est la Shakespearean Tragedy d’A. C. Bradley (1904).

Les grands quotidiens sont de plus en plus contrôlés par des magnats de la presse, tels les frères Alfred et Harold Harmsworth.

Musique

Les premiers enregistrements, diffusés sur des cylindres qu'on lit avec des phonographes, sont de piètre qualité : les concerts, amateurs ou professionnels, restent le mode de diffusion le plus courant de la musique. Les fanfares militaires et les orphéons se produisent fréquemment l'été dans les rues et les jardins publics3.

La musique est marquée par les compositions patriotiques d’Elgar et de Parry, où les cordes dominent. C'est une période dominée par les œuvres de Henry Wood, Gustav Holst, Arnold Bax, George Butterworth, Ralph Vaughan Williams, et Thomas Beecham.

Cinéma
Le cinéma fait des débuts hésitants : la première société de production, Mitchell and Kenyon, tourne des documentaires à travers les Îles Britanniques entre 1900 et 1907. Ces films, relatifs à des manifestations sportives, des défilés, des sorties d'usine, des scènes de rue, etc. nous sont parvenus dans un bon état et des restaurations d’excellente qualité ont été tirées à partir des négatifs originaux. Cependant, le public britannique, friand de théâtre, préfère au cinéma les spectacles en direct. C'est un âge d'or pour le music hall : les vedettes du moment sont la travestie Vesta Tilley et le comique Little Tich. Le binôme artiste-imprésario, mis en œuvre par Henry Irving, George Alexander et Herbert Beerbohm Tree, est sur le déclin.

Au théâtre, W. Somerset Maugham est l'auteur-phare de cette période : pour la seule année 1908, quatre de ses pièces sont interprétées simultanément à Londres ; le magazine satirique Punch ne publie-t-il pas une bande dessinée où Shakespeare se ronge les ongles en consultant le box-office? Les pièces de Somerset Maugham, comme ses romans, suivent à vrai dire une trame conventionnelle, mais qui rencontre les goûts d'un vaste public féminin. La décennie voit enfin l'avènement du New Drama, dont les principaux spécimens sont les pièces de George Bernard Shaw, de Harley Granville Barker, et où l’on reconnaît l’influence continentale d'un Henrik Ibsen ou d'un Gerhart Hauptmann.

Architecture
Les architectes les plus marquants sont Edwin Lutyens, Charles Rennie Mackintosh, et Giles Gilbert Scott. Malgré le succès de l’Art nouveau sur le Continent, les maîtres d'ouvrage institutionnels britanniques lui préfèrent encore le style néo-baroque, ressenti comme une renaissance des œuvres de Christopher Wren et des maîtres du premier XVIIIe siècle. L’Éclectisme qui avait marqué la fin de l'ère Victorienne ne répondait plus au besoin de renouer avec l’architecture néo-classique et la tradition géorgienne.

Economie
L’économie poursuit sa modernisation, et on voit une augmentation du nombre de personnes exerçant des nouveaux métiers tels que les employés de bureau ou de banque, ou dans les grands magasins. Mais la force industrielle de l’économie est en passe de se faire dépasser par l'économie allemande (cf. le label protectionniste made in Germany), produisant des tensions de plus en plus fortes dont le résultat est bien connu : l’éclatement de la première guerre mondiale.

Société
Socialement, cette époque se caractérise par la rigidité du système britannique de classe sociale.

Lois sociales
Le gouvernement Libéral de 1906 va suivre l’exemple de l’Allemagne en introduisant quelques-unes des premières lois sociales : des modestes allocations de retraite, et un système d'assurance maladie pour une partie de la population. Les coûts de ce programme vont engendrer des conflits avec la chambre des Lords, deuxième chambre du parlement, contrôlée par l’aristocratie. Le niveau des impôts est beaucoup plus bas qu'il ne sera plus tard dans le siècle, et les Lords refusent de voter le budget. Le gouvernement provoque une crise dont le résultat est que leurs lois sociales sont votées, à l’approbation populaire générale. Une loi de 1911 réduira définitivement le pouvoir de la chambre des Lords au sein du parlement britannique.

Le droit de vote des femmes
Voir l'annexe sur la condition féminine et les Suffragettes.

Source Wikipédia, Époque Edouardienne
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